Les projets d’électricité occupent une place de choix dans la liste des 100 plus grands projets d’infrastructure du Canada

février 2, 2016 / Devin McCarthy, Association canadienne de l'électricité

La semaine dernière, le magazine ReNew Canada (uniquement en anglais) a publié sa dixième liste annuelle recensant les 100 plus grands projets d’infrastructure (uniquement en anglais). Pour ce faire, le magazine a procédé au classement des projets des secteurs de l’énergie, du bâtiment, du transport et du transport en commun, selon leur valeur.

Parmi les cinq premiers projets de la liste, quatre appartiennent au secteur de l’électricité :

  1. le projet d’énergie propre du site C (uniquement en anglais) de BC Hydro and Power Authority;
  2. le projet de Muskrat Falls (uniquement en anglais) de Nalcor Energy;
  3. le projet de la Romaine d’Hydro-Québec;
  4. le projet hydroélectrique de Keeyask (uniquement en anglais) de Manitoba Hydro.
ManitobaHydro_KeeyaskRendering

Représentation du projet hydroélectrique de Keeyask de Manitoba Hydro (no 5 de la liste), une centrale de 695 MW qui produira 4 400 GW d’électricité chaque année (image reproduite avec l’aimable autorisation de Manitoba Hydro).

En fait, les membres de l’ACÉ portent 18 projets qui figurent dans la liste, ce qui représente un investissement de 50,7 milliards de dollars dans l’ensemble du pays. Cinquante milliards de dollars!

Parmi ces 18 projets, 10 projets de construction ou de modernisation des infrastructures de production permettront d’accroître la capacité de production d’environ 7 500 MW, et six projets permettront d’ajouter plus de 5 000 km de lignes de transport d’électricité au réseau.

Les investissements consentis par le secteur de l’électricité (les 50 milliards mentionnés, plus les 5 milliards d’investissements réalisés par les producteurs indépendants qui ne sont pas encore membres de l’ACÉ), représentent plus d’un tiers de la valeur totale des 100 projets de la liste (161,3 milliards de dollars).

Ces nombres me semblent tout à fait logiques. Le secteur de l’électricité ne dépense pas de l’argent pour rien : il sait investir de manière raisonnée.

L’automne dernier, lors de la conférence de Paris sur le climat, le premier ministre Justin Trudeau a déclaré : « Le Canada est de retour ». Pour ma part, je pense que le secteur de l’électricité n’est jamais parti.

Grâce à des investissements comme ceux de la liste du magazine ReNew, le bouquet énergétique de l’électricité du Canada est entré dans une phrase de transition, passant de la production au charbon à des solutions sans émissions ou à faibles émissions telles que le gaz naturel, l’hydroélectricité, l’énergie éolienne et l’énergie solaire.

Cette transition a été amorcée officiellement il y a 10 ans de ça. Depuis 2005, le secteur canadien de l’électricité a réduit ses émissions de près de 30 %!

Mais il reste encore du travail. Il en reste toujours.

Plus de 80 % des sources de production du Canada ne produisent pas d’émissions de GES. Sur ce plan, notre pays se range parmi les meilleurs au monde. Mais d’ici 2030, plus de 90 % des centrales électriques canadiennes au charbon fermeront définitivement leurs portes. En outre, le secteur canadien de l’électricité est bien placé pour aider les États américains à atteindre les objectifs fixés par le plan d’énergie propre de l’EPA.

Pour y parvenir, nous devons continuer à investir dans le réseau électrique, qui représente l’avenir des énergies propres au Canada. Attendez-vous à voir les projets du secteur de l’électricité figurer dans la liste du magazine Renew pendant de nombreuses années à venir.

Pour consulter la liste complète des 100 plus grands projets d’infrastructure, consultez le numéro de janvier/février 2016 du magazine ReNew Canada (uniquement en anglais).