Agir maintenant

En dépit de notre incapacité à déterminer avec certitude quelles variables auront une incidence sur l’avenir du réseau électrique canadien, la Vision 2050 souligne le besoin urgent de prendre des mesures, que ce soit en élaborant des politiques ou en investissant dans les infrastructures.

Pour commencer, les infrastructures électriques doivent être entretenues et renouvelées pour garantir la même fiabilité que celle du réseau don’t nous disposons aujourd’hui. Ces travaux requerront des investissements de capitaux considérables.

Le Conference Board du Canada (en anglais uniquement) estime que, au cours des 20 prochaines années, environ 350 milliards de dollars devront être investis pour garantir la fiabilité du réseau don’t nous disposons aujourd’hui.


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Il est dans notre intérêt collectif de prendre ces questions au sérieux dès à présent, en comprenant qu’une électricité non fiable entraînerait inévitablement des coûts : pertes économiques et coûts de renonciation, sans parler du coût potentiel qu’engendreraient des creux de tension et des pannes de courant. En outre, la réalité est la suivante : les citoyens d’une société économiquement avancée ne s’attendent à rien de moins qu’une électricité fiable, et ce, dans de nombreux domaines.

Par ailleurs, les longs délais d’exécution en matière de planification nécessaires aux projets de rénovation et de construction prouvent bien que nous ne pouvons pas nous accorder le luxe d’attendre encore plusieurs années avant de prendre des décisions. La construction d’installations de grande envergure peut parfois prendre une décennie, voire plus. Or, nous savons que la plupart de nos installations électriques auront atteint leur durée de vie utile maximale d’ici 2050.

La politique d’électricité publique a une réelle teneur politique. Outre les répercussions des décisions prises en matière d’imposition, le secteur de l’électricité est certainement celui dans lequel les politiques publiques influent le plus sur les dépenses de consommation et les revenus disponibles. De plus, quasiment tous les intervenants sont également des consommateurs. L’énergie, en plus d’être un facteur de décision majeur dans les investissements d’une entreprise, a un coût non négligeable. L’association des questions énergétiques et environnementales a considérablement complexifié les processus de décision politique, qui doivent tenir compte de ces deux facteurs.

Cette situation a mené à la création d’une vaste coalition d’intérêts déterminée à maintenir le permis d’exploitation social et à résister à une inflation substantielle, notamment à celle découlant des investissements de capitaux. En période de restrictions budgétaires et de choix politiques difficiles, les gouvernements tentent de limiter leurs investissements et de gérer le taux d’inflation, ce qui conduit à réduire le budget dédié à la rénovation des infrastructures, notamment par les entreprises publiques.

Les délais d’exécution en matière de planification et de construction sont un frein à la prise de mesures rapide en cas de crise d’approvisionnement. Nous pourrons prendre des décisions avisées seulement une fois le débat dépolitisé. Toutefois, réduire le risque politique et maintenir le permis d’exploitation social prendra du temps et de la discipline.

 

Apprenez-en plus au sujet du besoin urgent de prendre des mesures, que ce soit en élaborant des politiques ou en investissant continuellement dans les infrastructures, dans la version PDF complète du document « Vision 2050 ». Télécharger le rapport.